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BRM 400 km Ménigoute 2019

Contrôle de Gençay
Je n'ai presque pas vu le 400 arriver. Le nez dans les pots de peinture et la tête dans les rouleaux de tapisserie. Je ne suis pas du tout dans mon brevet. Mais bon, pas de panique, tout est prêt pour accueillir les participants du jour. Nous sommes 22.
Hier je me demandais comment j'allais m'habiller, mais ce matin plus de doute. En long; une évidence. Ça va cailler cette nuit et des averses sont prévues au début du brevet.
A 16 h c'est parti. Dans la première descente grand coup de frein. Des vaches nous bloquent un peu la route, rien de grave. Rapidement un groupe de 8 se forme. Un vent fort trois quart face ne nous facilite pas la tâche. Nous nous relayons bien et finalement ces 45 premiers kilomètres sont assez vite effacés. Nous arrivons à Gençay et traversons pour faire le pointage au panneau de sortie (après si peu de bornes, inutile de passer dans un bar), il est 17 h 36.

Contrôle de Brigueil
Maintenant le vent va être notre allié, on va enfin pouvoir pédaler ! Terrain plat, vent favorable, ça défile. Quelques averses brisent la monotonie, nous aurons beaucoup de chance de ne pas être trempé. Certains parlent de faire un arrêt ravitaillement avant la nuit. Même si pour ma part c'est inutile, nous resterons groupé. Nous arrivons à Confolens à 19 h 29, km 100. L'Intermarché ferme à 19 h 30, les employés nous laissent entrer, sympa. Il nous faut un bon quart d'heure pour reprendre la route... Les 20 petits kilomètres nous séparant de Brigueil, sont vite fait. Pas de recherche de commerces, faut pas déconner quand même. Je pointe de nouveau les cartes, il est 20 h 36.

Contrôle de Thiviers
On repart illico ! Le profil va complètement changer, il y a de la bosse en perspective. La plus sévère se trouve à la sortie de Saint-Junien. On emprunte la C37 en direction du Bois au Bœuf. Une côte abrupte, où le GPS de mes compagnons annonce une portion à 16%. J'anticipe car j'ai dans mes souvenirs ce passage lors du 1000 que j'organisais en 2016. Il s'ensuit des montées et descentes pendant une soixantaine de kilomètres. Entre temps nous faisons une autre halte hors contrôle d'une dizaine de minutes pour habillage de nuit à Saint-Laurent-sur-Gorre. Ce tronçon bien usant nous mène à Thiviers. Il était attendu ce contrôle, nous y sommes juste avant minuit (23 h 51). Nous faisons notre contrôle à la station-service. Le plein fait nous repartons.

Nuit glaciale
Les 15 minutes m'ont bien refroidit. Il faut dire que nous avons droit à un superbe ciel étoilé. Superbe oui; mais annonciateur d'un froid bien marqué ! J'en grelotte d'avance, alors les longs arrêts ne font pas mon affaire... En plus c'est une longue descente qui nous saisit à la reprise. Ensuite c'est plat jusqu'à Quinsac. La meilleure méthode pour se réchauffer c'est appuyer fort sur les pédales, nous nous exécutons ! Malgré le froid les bidons se vident, à Nontron nous avons la chance de trouver un centre social (je crois). Une personne de ce centre est dehors, il accepte de faire le remplissage; sympa ! 11 kilomètres plus loin nous arrivons à Javerlhac, contrôle 4. Je n'ai pas eu le temps de me réchauffer... Mes autres compagnons sont dans le même état. Pointage express à 2 h 14.

Au petit matin
Les heures les plus froides sont à venir... A la sortie de Pranzac, km 271, pause pipi. Nous voyons une lumière de vélo qui arrive sur nous ! Je n'avais pas parlé d'un "détail" au départ. Je reçois un coup de fil d'Alain, qui a déjà fait avec nous le 200 et 300. Un empêchement de dernière minute l'a retardé, il arrivera à Ménigoute en retard. Pas de problème, ma fille Léane lui donnera sa carte à la maison. Le gars est costaud et nous l'a démontré lors des 2 derniers brevets. Il a donc bouché 45 minutes seul; chapeau ! Il est content de nous retrouver et nous aussi. Nous essayons de le suivre, il aurait pu s'envoler en compagnie de Gilles (très costaud aussi). Mais non, ils nous tireront jusqu'au bout. Mais l'arrivée est encore loin. Je commence à donner des signes de fatigue, rien de catastrophique, juste des jambes moyennes. Je suis sans trop subir. Après La Rochefoucault nous longeons La Tardoire, puis La Charente jusqu'à Ruffec. Les températures ont radicalement chuté, -2°C au plus bas d'après les GPS... Nous arrivons à Villefagnan à 5 h 41, évidemment rien d'ouvert.

Gilles, Thierry, Alain et moi
Le jour ne va pas tarder à se lever, le ciel est toujours clair, le soleil devrait nous faire du bien. Mais le vent aussi se réveille, il n'est pas encore trop puissant (pour les gars qui arriveront plus tard ça va être plus difficile). C'est l'ouverture de la chasse... au café ! Jamais simple le dimanche matin. Chef-Boutonne, rien. Melle, rien. Beaussais, rien dans les jambes. Je prends un gros coup de bambou. Mes camarades s'éloignent dans la grande ligne droite ondulée qui mène à La Mothe-Saint-Héray. Ils ne sont plus que 3 devant, la nuit à fait des dégâts. Je mange quelques barres de céréales. Je bois de grandes gorgées de boisson énergétique (j'en bois régulièrement depuis le départ). Les jambes reviennent peu a peu. La Mothe-Saint-Héray, toujours rien. Tant pis, je ne pense pas revenir sur mes camarades. Cette fois-ci j'avale (ma vitesse d'ascension est faible quand même) la bosse de La Mothe, puis celle de Pamproux. Et là je vois un gilet jaune, sa seule revendication : arriver à Ménigoute. C'est Thierry, Gilles et Alain l'attendent. C'est ma chance de revenir enfin. Nous finirons tous les 4, je suis bien cramé.

Un brevet pas facile avec pas mal de dénivelé, une nuit glaciale, quelques averses. Faut pas se plaindre, pour un brevet hivernal on a pas eu de neige... Le 600 sera-t-il plus clément ? Car sur le 200 et 300 ce n'était pas folichon non plus !
Merci à Gilles et Alain de nous avoir aidé et attendu.

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