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BRM 600 km Ménigoute 2019

Avant le départ
Avant de commencer ce compte-rendu, je voulais remercier Taoufik qui nous a proposé un super contrôle / ravito à Bourré !! L'an dernier il avait déjà fait la même chose sur le 600. Nous avons tous apprécié ce moment de convivialité. Donc de la part de tous les randonneurs un grand merci pour ta gentillesse et ta générosité, ça fait du bien dans ce monde de brutes...

C'est donc la dernière ligne droite pour la qualification au prochain PBP. 18 participants s'activent tôt ce matin pour être prêt à 5 h pétantes !! La météo semble bonne, ça change des trois brevets précédents. Je pars même en cuissard, c'est un signe !

Contrôle de Mirebeau
A l'heure dite c'est parti. Je me retrouve avec Gilles et Régis, je suis surpris que le groupe ne soit pas plus important (je pensais pouvoir rouler un peu avec Ted et Marc... dommage). Je suis donc en compagnie de deux machines à rouler, le petit cyclo que je suis se fait tout petit sur sa selle. Je ne vous présente plus Gilles qui est souvent présent pour une bonne partie de manivelles. Mais c'est notre premier 600 ensemble. Concernant Régis, nous nous sommes rencontré brièvement sur la première édition du TriRhéna. Il vient de réaliser la RAI une course ultra, du costaud. Voilà le décor est planté mais pas nous ! Nous filons sur Mirebeau, c'est plat avec du vent défavorable mais pas trop gênant. Nous sommes sur place à 6 h 33.

Contrôle de Bourgueil
Nous remontons toujours plein nord. Nous nous entendons très bien, les kilomètres défilent sans problème. Le soleil pointe le bout de ses rayons, la matinée s'annonce agréable. Le trio fonctionne à merveille, pas de souci. Nous faisons un arrêt à Meigné-le-Vicomte, Régis fait le plein, j'en profite pour appeler mon épouse. Je me sens très bien, ça roule. Nous arrivons à Bourgueil, il est 8 h 53 et 108 kilomètres sont derrière nous. Arrêt bref, je dégaine mon premier sandwich (je prévois 1 sandwich, 1 bidon de poudre et 4 barres de céréales par 100 km. Pour 600 km tout tiens dans ma sacoche, au-delà j'achète en cours de route (il ne me restera que 9 barres à la fin)).

Circuit du Mans
Il nous reste environ 85 km de vent de face (modéré). Nous sommes toujours sur un bon tempo, mais franchement ça passe bien. A partir de Le Lude la circulation devient plus dense, nous approchons de la banlieue du Mans. Une quarantaine de kilomètres pas très agréables, donc plus trop de discussions. Avant midi (11 h 52) nous arrivons à Arnage, KM 192. Le premier tiers est fait.

Nous filons à l'est maintenant. Après 8 kilomètres le cimetière de Ruaudin nous invite à faire le plein, je recharge donc mes 2 bidons (je suis tranquille jusqu'à chez Taoufik). Une petite heure après la reprise j'ai un coup de moins bien, dans les bosses ça tire un peu (Gilles aussi je crois). Je ne prends plus de relais pour me refaire la santé, Régis lui va bien. Rien de catastrophique, je gère. Les jambes reviendront gentiment. Le ciel se voile un peu, c'est tant mieux, le soleil ne nous brûlera pas. Nous traversons Vendôme, nous pointons à la sortie, 14 h 57.

Contrôle d'Olivet
Nous poursuivons notre route toujours à l'est jusqu'à Muides-sur-Mer, où nous passons la Loire. Puis petite remontée au nord en direction d'Orléans. Comme à l'approche de toutes les grandes agglomération ça circule beaucoup. Cerise sur le gâteau le bitume est bien pourri, ça secoue (on à l'impression de passer une voie ferrée tous les 10 mètres). A un moment sur le bord de la route un gars nous fait des signes. C'est Stéphane, il devait rejoindre Taoufik au ravito, mais son emploi du temps en a décidé autrement. Depuis Vendôme on envoi bien le steack, et à l'approche d'Olivet on accélère encore. Il faut dire que nous longeons la Loire c'est donc très plat. A 18 h 13 nous pointons. Envoi du SMS comme prévu à Taoufik et j'appelle de nouveau mon épouse.

Chez Taoufik
Une trentaine de bornes sur de longues lignes droites nous attendent. Inutile de dire qu'on met les watts, facile le vent est favorable ! Nous sommes aussi motivés par le ravito, nous ne sommes rien d'autre que des estomacs sur selle... Gilles à un petit coup de mou, l'arrêt de Cour-Cheverny (pour le second SMS) lui permet d'ingurgiter quelques calories. Il récupère vite le bougre, nous roulons fort. Juste avant Pontlevoy, Taoufik arrive à notre rencontre. Il nous guidera jusqu'à Bourré, nous y sommes à 21 h 44 . Le ravito est dans une cours intérieure, la table est dressée. Avant de manger je m'habille en long (jambières et manchettes). Comme sur le vélo, nous mettons du braquet à table, les mâchoires claquent bien. Peut-être un peu trop de mon coté car je "vole" le sandwich d'un randonneur... désolé. Toutes les bonnes choses ont une fin, il nous faut repartir ! Merci encore Taoufik.

Contrôle de Descartes
Nous sommes resté plus d'une demi-heure, nous sommes d'attaque pour finir (il reste tout de même 160 bornes). La reprise est calme car il faut brancher le chauffage, j'ai froid ! Mais pas longtemps car le parcours devient plus cassant (je n'en avais plus le souvenir, ce parcours à été fait il y a 5 ans dans l'autre sens). Je ne sais pas ce qu'il y avait dans les sandwichs mais j'ai des jambes de fou ! J'en profite car je ne sais pas combien de temps ça peu durer. Avant le contrôle de Descartes le sommeil se saisit de Régis. Il faut dire qu'il vient d'Alsace, il s'est donc tapé 7 h de bagnole hier. Malgré tout il garde un très bon coup de pédale ! Nous arrivons au dernier contrôle à 1 h 36.

Retour à Ménigoute
Il nous reste quelques bonnes patates à bouffer jusqu'à Dangé-Saint-Romain. Un peu de plat pour arriver à Châtellerault. De nouveau quelques bosses. C'est là que Gilles commence son festival. A Neuville-de-Poitou, Gilles doit soulager ses pieds (il appuie si fort...). Nous faisons un petit arrêt, Régis en profite pour faire une micro-sieste. A peine 10 minutes et c'est reparti. Gilles envoie la purée, j'essaie de prendre quelques relais mais je sens qu'il veut rester le nez à la fenêtre. Nous rejoignions la route empruntée au départ au niveau de Latillé. Je ne vois pas passer les 20 derniers kilomètres. Nous faisons une photo au panneau Ménigoute. Depuis 2011 c'est la première fois que j'en fais une ici !!! A 5 h 30 piles nous sommes à l'arrêt de car.

Quel 600 !! De mon coté mis à part un ou deux moments de flottement je me suis senti super bien. Le premier brevet de la saison où je n'ai pas l'impression de subir. Il vaut mieux que ça aille dans ce sens. Je suis aussi très content d'avoir partagé ces kilomètres avec Gilles et Régis qui sont des compagnons de route en or. Merci à vous les gars, c'était très sympa.

La qualification au Paris-Brest-Paris est dans la poche !

Album photo


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